Quand NextRide parle mobilité avec Paul Magnette

Lors du débat politique sur la RTBF faisant passer sur le grill le Ministre Président de la Wallonie Paul Magnette, notre co-fondatrice Margaux a eu la possibilité de poser quelques questions sur la Mobilité au Ministre. Si le débat sur le plateau a beaucoup concerné les grèves, Nextride a surtout souhaité recadrer le propos sur les véritables faiblesses du réseau de transports en commun en Wallonie : le manque de fiabilité, de cohérence et de confort pour les utilisateurs du TEC.

Le 28 octobre dernier avait lieu l’Interview RTBF durant laquelle François de Brigode et Johanne Montay recevaient, sur le plateau du JT, le Ministre Président de la Wallonie Paul Magnette. Dans les thèmes abordés : la mobilité. Comme on l’imagine, le prétexte du débat a surtout été les récentes grèves et leurs conséquences pour les transports en commun.

Mais du côté de NextRide, il semblait important de poser des questions plus générales sur la gestion du réseau TEC en Wallonie.

Pourquoi aucune initiative ne semble vouloir résoudre les graves problèmes de cohérence et de fragmentation du réseau TEC ? Il existe cinq TEC régionaux (Liège-Verviers, Namur-Luxembourg, Hainaut, Brabant Wallon, Charleroi), sans compter les dépôts privés, qui sont chacun géré de façon différentes, avec des équipes différentes, selon des logiques différentes. Cette philosophie du « chacun dans son coin » crée de véritable complications pour les utilisateurs qui naviguent entre les différents réseaux. Si les grandes villes sont mal reliées les unes aux autres, et même s’il est possible de coupler bus et train, à la sortie du train, lorsqu’il s’agit de plonger dans un nouveau morceau du réseau TEC, les choses virent au casse-tête !

Paul Magnette a rebondi et a souhaité souligner les points forts du réseau TEC qui, selon lui, est rendu très accessible (surtout au niveau des prix et des différentes promotion-abonnement), en comparaison aux transports en commun des pays voisins.

Selon NextRide, il y a pourtant un contre-exemple de cela, sans même quitter la Belgique : le réseau STIB Bruxellois. NextRide s’interroge sur les raisons de ces différences énormes entre les deux régions : à Bruxelles, un investissement de 5 milliards vient d’être annoncé, on crée de nouvelles lignes, on rénove des stations, on augmente les fréquence ; en Wallonie, les premiers et derniers bus sont supprimés, les fréquences sont revues à la baisse, les stations sont inexistantes dès qu’on quitte les centres urbains. Il est évident que l’organisation géographique du réseau, et les différences de concentration démographique, sont sans doute au coeur des problèmes rencontrés. Il n’empêche qu’un tel gouffre ne peut être le seul fait de ces deux éléments. Les budgets semblent être moindre en Wallonie, ou en tous cas alloués différemment, et moins souvent en la faveur des utilisateurs qu’à la STIB. Cette dernière est d’ailleurs tout a fait exemplaire dans sa gestion de l’information voyageur (sur Twitter et Facebook, notamment).

Enfin, soulignons que ces efforts de centralisations de l’information voyageur qui semblent très peu intéresser le TEC, et qui sont pourtant une des clés d’un réseau fiable, cohérent et confortable, sont fournis par NextRide depuis 2012, qui tente au mieux d’informer ses 250 000 utilisateurs via son application, le tout sans aucun budget et avec une équipe de 4 bénévoles. Un constat assez troublant au vu des budgets dont disposent les transporteurs.

→ Voir l’Interview RTBF de Paul Magnette en entier

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